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“La Passion du Bien”
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“La Passion du Bien”

Brochure de présentation de l'Association AHAVAT-RAHAMIM,
dans la continuité et l'esprit des oeuvres de Bienfaisance qu'il a créé

Dans son livre TESHOUAT-TSADIKIM (p 500), le grand rabbin BENAMARA rapporte l’anecdote suivante : “Alors que j’étais encore Talia, (“petit agneau” en araméen), j’accompagnais parfois mon père pour ses affaires : la route était courte si on contournait le Mellah et bien plus longue si on le traversait - A ma question : “pourquoi rallonger inutilement ?” mon père me répondit : “en traversant le Mellah on pourrait rencontrer quelqu’un qui a besoin d’aide ou d’un soutien quelconque.
Nous aurons alors la chance de pouvoir l’aider…”

Cette réponse est restée gravée en mon cœur jusqu’à ce jour car j’ai compris qu’il poursuivait la Bienfaisance et n’attendait pas qu’elle vienne à lui.

C’est ce principe qui guida la vie de Rabbi Rahamim dont les vertus cardinales furent l’Amour du Prochain et la Bonté qui en découle.
Par son rayonnement spirituel, par ses douces paroles, son sens psychologique et sa disponibilité pour toute bonne action,il arrivait bien souvent à résoudre des conflits qui paraissaient insolubles.

Mais ce n’était pas toujours si simple :

- M. le Rabbin BENIBGUI, ami de longue date de Rabbi Rahamim, aimait assister aux séances de Tribunal où il rendait justice.
Pour illustrer son amour du Chalom, il rapporte l’anecdote suivante qu’il a vécue de visu : “Un père de famille, devenu riche et puissant, vint voir Rabbi Rahamim pour demander le divorce.
Celui-ci ne trouva aucun grief sérieux et conclut qu’il s’agissait de pure vanité et mauvaise foi.
Toutes ses tentatives de réconciliation ayant échoué on se retrouva, le jour de l’audience avec des avocats qui affirmèrent d’emblée :
“Monsieur le grand Rabbin, nous ne venons pas vous voir en tant que moralisateur mais en tant que juge. Notre client est décidé à divorcer irrévocablement - fixez-nous vos conditions nous les acceptons par avance”.
Feuilletant le dossier, Rabbi Rahamim eut l’idée suivante :
- “Votre dossier est incomplet, il manque la photo de mariage ” !
- “Qu’à cela ne tienne je vous la rapporte de suite”.
- Il lui tendit alors une paire de ciseaux : “puisque vous êtes convaincu de la nécessité de votre séparation, il faut couper la photo pour séparer le père de la mère ”
Comme en un flash, le plaignant revit le jour mémorable de leur mariage, le bonheur des premiers temps, la naissance des enfants…
Ses mains se mirent à trembler puis il affirma devant ses avocats médusés : “Rabbi Rahamim je retire ma demande” !
Ils vécurent ensuite heureux, eurent d’autres enfants qui ont tous bien réussi dans la vie.

- Mme S. vint nous consulter il y a quelques jours en dehors de nos horaires…
Voyant la photo de rabbi Rahamim, elle s’en saisit et l’embrassa.
- Vous le connaissiez ?
- Qui ne connaît pas rabbi Rahamim ? C’était un saint homme, la Bonté incarnée !
Elle nous raconta alors qu’elle était originaire de Casablanca, que son mari
l’avait abandonnée ainsi que ses trois enfants en bas âge.
Refus de divorce et de pension alimentaire - La procédure risquait d’entre longue et difficile.
Tous les vendredis elle venait aux nouvelles…
Rabbi Rahamim la réconfortait tout en lui tendant discrètement quelques billets personnels, et en l’encourageant : cela vous permettra au moins de nourrir vos enfants en attendant l’issue du jugement.

- M. ELALOUF - président de communauté à Kiryat Ménahem n’a jamais raté les prières de Chabbat au domicile du Rabbi durant l’Année de deuil.
A la question : “Qui s’occupe de vos fidèles ?” il répondit par ces faits : “Un jour de Chabbat je courais vers mon domicile et croisais Rabbi Rahamim qui m’interpella.
Je lui expliquais que mon père venait d’avoir une grave attaque cérébrale.
Bien qu’il ne pouvait prévenir sa famille le Chabbat il m’accompagna et resta avec moi durant les quatre ou cinq jours qui précédèrent le décès, m’entoura ainsi que toute la famille du réconfort qui le caractérisait et qui se prolongea tout au long de l’Année du deuil - je ne pourrais jamais lui rendre le millième de ce qu’il a fait pour nous…”
Et il ajouta : “Bien qu’il tenait des comptes très rigoureux pour ses œuvres il me demandait ainsi qu’à d’autres de les vérifier.
Un jour je découvris au milieu de petits chèques un don d’un gros montant.
Craignant une erreur je l’interrogeais.
Il m’expliqua alors qu’un homme vint le voir désespéré par un problème insoluble.
Après un travail acharné il réussit à le solutionner au mieux.
La personne - soulagée et reconnaissante - prétendit que tout travail méritait salaire ce qui offusqua Rabbi Rahamim qui agissait comme de coutume de manière désintéressée.
Ayant appris qu’il avait des œuvres il leur adressa ce gros chèque qu’on ne pouvait refuser.

- Dans l’introduction au “Cycle de la vie juive” Rabbi Rahamim s’exprime ainsi : “Jusque là, convient-il de le rappeler, ce qui m’a poussé et me pousse toujours à écrire, c’est le désir de faire profiter et d’être d’une utilité pour mon prochain.
Comme vous devez le savoir, les recettes de ces livres sont exclusivement réservées à financer le Fond de “Guémilout - Hassadim”, “Hessed véra’hamim” qui compte à son actif une aide financière efficace à un grand nombre de personnes dans le besoin.
Ce Fond permet d’occuper les retraités à une mission salutaire, au lieu de traîner dans les rues, leur donner un sentiment d’appartenance, d’utilité pour la société, de participation à son activité et de connaître ainsi une vieillesse dans le sentiment de bonheur et la dignité”
.
Rappelons enfin que Rabbi Rahamim ne se contenta pas de courir toute sa vie après la bienfaisance mais qu’il a laissé un testament spirituel paru dans un de ses livres “Lehet Metso” dans lequel il supplie ses enfants et tous les hommes de bien de poursuivre dans cette voie et de perpétuer les œuvres de bienfaisance qu’il a créées et qui ont été regroupées dans l’Association AHAVAT RAHAMIM.

“La Passion du Bien” ?
Espérons que cette formule soit toujours l’Emblème de AHAVAT-RAHAMIM
et la Devise de ses militants !